Bhavana Kunkalikar

La vaccination contre la variole protège efficacement contre l’infection par le monkeypox

Dans une étude récente publiée dans le journal officiel de la Société Espagnole de ChimiothérapieLes chercheurs ont évalué les informations existantes sur les infections à monkeypox.

Étude : Monkeypox chez l'homme : une nouvelle épidémie.  Crédit d'image : Corona Borealis Studio/Shutterstock
Étude : Monkeypox chez l’homme : une nouvelle épidémie. Crédit d’image : Corona Borealis Studio/Shutterstock

Les humains et les singes sont des hôtes occasionnels de l’infection par le virus de la variole du singe (MPVX), tandis que les rongeurs agissent comme un réservoir naturel. Plusieurs cas isolés d’infection par le MPVX ont été observés en Afrique jusqu’en 2003, date à laquelle une épidémie d’infection a été signalée aux États-Unis. De plus, en mai 2022, une importante épidémie d’infection par le MPVX a été signalée sur plusieurs continents.

Qu’est-ce qu’un poxvirus et quelles sont ses caractéristiques ?

La famille des poxvirus comprend un groupe de virus à acide désoxyribonucléique (ADN) double brin complexes qui ont la capacité de se répliquer dans les cellules humaines et sont caractérisés par leurs aspects structurels, antigéniques et génomiques. Les huit genres de poxvirus de vertébrés comprennent Avipoxvirus, Leporipoxvirus, Capripoxvirus, Orthopoxvirus, Molluscipoxvirus, Parapoxvirus, Suipoxvirus et Yatapoxvirus.

Les poxvirus comprennent le virus de la variole ou le virus de la variole humaine qui a été déclaré éradiqué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1980. Les autres poxvirus qui peuvent infecter les humains sont le virus cowpox, le virus cowpox, le monkeypox, le virus Akhmeta et le virus de la vaccine.

Contrairement à d’autres virus, la mutabilité du poxvirus est bien inférieure à celle d’autres virus à acide ribonucléique (ARN) tels que le virus de la grippe ou le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2). Cependant, ces virus sont très virulents et peuvent efficacement échapper et envahir le système immunitaire. Les recherches menées sur ces virus sont principalement dues à l’utilisation potentielle de certains virus, comme le virus Variola, qui est utilisé comme arme biologique contre des infections spécifiques.

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Infection à monkeypox et ses manifestations cliniques

Les patients atteints de monkeypox ont généralement entre un mois et 69 ans, dont 90 % des patients ont moins de 15 ans. Les manifestations cliniques sont similaires à celles observées dans les infections de la variole. La lymphadénopathie est un symptôme trouvé dans les premiers stades de l’infection par le monkeypox et est considérée comme une différenciation importante entre le monkeypox et la variole.

En particulier, les symptômes et l’évolution de la maladie présentés par les patients vaccinés contre la variole différaient considérablement de ceux observés chez les personnes non vaccinées. Des pléomorphismes de type varicelle et des cultures ont été observés chez 31 % et 18 % des patients vaccinés et non vaccinés. Le taux de mortalité était de 11 % chez les patients non vaccinés, alors qu’aucun décès n’a été observé chez les personnes vaccinées.

L’équipe a découvert que les manifestations cliniques des infections à monkeypox étaient détectées après une période d’incubation qui durait de cinq à 21 jours. Cette période d’incubation est généralement caractérisée par une éruption cutanée, de la fièvre et des ganglions lymphatiques enflés. De plus, il est généralement considéré comme une maladie spontanément résolutive qui dure entre deux et quatre semaines. Les cas graves se retrouvent le plus souvent chez les patients pédiatriques et sont généralement associés aux degrés d’exposition virale, à l’état de santé du patient et à la nature des complications des symptômes. L’équipe a également constaté que le patient signalait souvent des lésions cutanées sur le visage et les extrémités, mais pas sur la paume des mains et la plante des pieds. Les complications du MPVX pourraient inclure des infections secondaires et des abcès profonds.

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Médicaments contre la variole du singe

Le tecovirimat est un médicament qui a une activité puissante contre plusieurs orthopoxvirus, notamment les virus de la variole, du MPVX, de la vaccine, du cowpox, du camelpox et du mousepox. Il inhibe le gène orthopoxvirus V061 qui code pour une protéine d’enveloppe responsable de la production de virus extracellulaire. Le médicament peut également inhiber la formation de plaque ainsi que les effets cytopathiques causés par le virus.

Le tecovirimat est efficace comme médicament antiviral chez diverses espèces animales et a montré une activité élevée contre les infections à orthopoxvirus. Son efficacité s’avère constante même si le médicament est administré quelques jours après l’inoculation virale dans des modèles animaux utilisés pour évaluer les infections à poxvirus. L’activité antivirale du médicament est synergique avec des médicaments tels que le cidofovir.

Vaccins contre la variole du singe

L’un des premiers vaccins contre la variole a été développé à partir de matériel dérivé de pustules de cowpox. Plus tard, le virus vaccinal a été remplacé par des souches de variole atténuées pour faciliter la vaccination de masse des individus avant l’éradication de la variole. De plus, un vaccin qui a été développé avec une souche non réplicative qui est approuvée pour la vaccination contre le monkeypox, ainsi que la variole, pourrait être utilisé pour une utilisation chez les personnes immunodéprimées.

conclusion

Dans l’ensemble, l’étude a résumé que des thérapies médicamenteuses efficaces ont été développées contre des agents pathogènes tels que le virus monkeypox. De plus, il a été rapporté que les personnes vaccinées contre la variole sont efficacement protégées contre l’infection par le monkeypox. Les chercheurs estiment que les mesures d’isolement recommandées par les autorités sanitaires sont importantes pour stopper la transmission de l’infection.

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